Réaction de la CSMF sur le rapport Grall

Rapport Grall sur la réforme des urgences : la CSMF dénonce l’exclusion des médecins libéraux et de l’hospitalisation privée

Le rapport Grall sur la « territorialisation des activités d’urgence », remis à la ministre de la Santé le 22 juillet, préconise que les services d’urgences soient pilotés par les futurs groupements hospitaliers de territoire (GHT), machine infernale à broyer la médecine libérale.

Dans le projet de loi de santé, les GHT sont dirigés par l’hôpital public et les cliniques privées s’en trouvent totalement exclues. Par la mise en place d’un tel système, les services d’urgences seraient de fait sous la coupe d’un chef de service de l’hôpital public !

La CSMF s’insurge contre la négation des services d’urgences des cliniques privées et l’exclusion des médecins libéraux, non seulement urgentistes, mais aussi de tous les spécialistes impliqués, en particulier les chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens. Ces médecins libéraux, pourtant sollicités au quotidien, vont-ils perdre leur rémunération de la permanence des soins ?

La CSMF demande que la prise en charge des urgences et des soins non programmés soit préférentiellement orientée vers la médecine libérale, généralistes et autres spécialistes, plutôt que systématiquement vers les services d'urgences moins efficients et plus chers.

Une déclinaison de la loi de santé avec la seule et même vision idéologique de l’organisation des soins est clairement illustrée par ce rapport du directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais. A quand une vraie réflexion autour de la performance ?

La CSMF continue de lutter contre l’exclusion des médecins libéraux, y compris ceux exerçant en hospitalisation privée, et dénonce une nouvelle fois les soins hospitalocentrés voulus par la loi de santé, délétère pour la médecine libérale.

 

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
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jp.ortiz@csmf.org